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Suis-je dépendant ou dépendante ?

Toi seul peut répondre à cette question.

Ce n’est peut-être pas si facile. Tout au long de notre consommation, nous nous sommes toujours dit : « Je suis maître de la situation. » Même si cela était vrai au début, ce n’est plus le cas maintenant. Les drogues ont pris le contròle de notre vie. Nous vivions pour consommer et nous consommions pour vivre. Tout simplement, un dépendant est un homme ou une femme dont la vie est dominée par la drogue.

Tu admets peut-être avoir un problème avec les drogues, mais tu ne te considères pas comme un dépendant. Nous avons tous des idées préconçues sur ce qu’est un dépendant. Il n’y a rien de honteux à être dépendant à partir du moment où on commence à faire des efforts pour s’en sortir. Si tu peux t’identifier à nos problèmes, tu peux peut-être t’identifier à notre solution. Les questions suivantes ont été rédigées par des dépendants en rétablissement dans Narcotiques Anonymes. Si tu n’es pas sûr d’être dépendant, prends le temps de les lire et réponds le plus honnêtement possible.

  1. T’arrive-t-il de consommer seul(e) ?
  2. As-tu déjà substitué une drogue à une autre pensant que ton problème était lié à une drogue en particulier ?
  3. As-tu déjà manipulé un médecin ou menti pour obtenir une ordonnance ?
  4. As-tu déjà volé de la drogue ou volé pour t’en procurer ?
  5. Consommes-tu régulièrement de la drogue au réveil ou au coucher ?
  6. As-tu déjà pris une drogue pour surmonter les effets d’une autre ?
  7. Évites-tu les gens qui n’approuvent pas ta consommation de drogue ou les endroits où elle n’est pas acceptée ?
  8. As-tu déjà consommé de la drogue sans savoir ce que c’était et l’effet qu’elle aurait sur toi ?
  9. Ton travail ou tes résultats scolaires ont-ils été affectés par ta consommation ?
  10. As-tu déjà été arrêté pour avoir consommé de la drogue ?
  11. As-tu déjà menti sur la quantité que tu consommais ?
  12. Est-ce que l’achat de drogue passe avant toutes tes responsabilités financières ?
  13. As-tu déjà essayé d’arrêter ou de contròler ta consommation ?
  14. As-tu déjà fait un séjour en prison, à l’hòpital ou suivi une thérapie à cause de ta consommation ?
  15. Est-ce que ta consommation de drogue affecte ton sommeil ou ton appétit ?
  16. Est-ce que l’idée de manquer de drogue te fait peur ?
  17. Penses-tu qu’il t’est impossible de vivre sans drogue ?
  18. T’arrive-t-il de mettre ta raison en doute ?
  19. La drogue rend-t-elle ta vie familiale malheureuse ?
  20. As-tu déjà pensé que, sans drogue, tu n’arriverais pas à être accepté(e) ou à t’amuser ?
  21. Te sens-tu coupable, honteux(se), sur la défensive à propos de ta consommation ?
  22. Penses-tu beaucoup à la drogue ?
  23. Éprouves-tu des peurs irrationnelles ou indéfinissables ?
  24. Ta consommation de drogue a-t-elle affecté tes relations sexuelles ?
  25. As-tu déjà consommé des drogues autres que tes préférées ?
  26. As-tu déjà consommé de la drogue en période de troubles émotifs ou de stress ?
  27. As-tu déjà fait une overdose ?
  28. Continues-tu à consommer malgré les conséquences négatives ?
  29. Penses-tu avoir un problème de drogue ?

« Suis-je dépendant ou dépendante ? » Toi seul peut répondre à cette question. Dans le questionnaire, nous avons tous répondu « oui » un certain nombre de fois. Ce nombre a moins d’importance que notre état intérieur et les effets de la dépendance sur notre vie.

Si le mot drogue n’apparaît pas dans certaines de ces questions, c’est que la dépendance est une maladie insidieuse qui affecte toute notre vie, même les domaines qui apparemment n’ont rien à voir avec la drogue. Les différentes drogues que nous avons consommées ont moins d’importance que la raison qui nous a poussés à les consommer et l’effet qu’elles ont eu sur nous.

La première fois que nous avons lu ces questions, l’idée que nous puissions être dépendants nous a fait peur. Certains d’entre nous ont essayé de repousser cette idée en disant :

  • «Oh, ces questions n’ont pas de sens!» Ou
  • « Ce n’est pas la même chose pour moi. Je sais que je consomme de la drogue, mais je ne suis pas dépendant(e). Moi, mes vrais problèmes sont d’ordre émotif ou familial ou professionnel. » Ou
  • « C’est juste une période difficile en ce moment. » Ou
  • « Je serai capable d’arrêter quand je trouverai le partenaire idéal, le travail qui me convient, etc. ! »

Si tu es dépendant(e) et que tu veux te rétablir, tu dois commencer par reconnaître que tu as un problème de drogue. En répondant honnêtement à ce questionnaire, tu pourras te rendre compte à quel point la consommation de drogue a rendu ta vie incontròlable. Si on ne cherche pas à se rétablir, la dépendance est une maladie qui mène en prison, à l’hòpital ou à la morgue. Beaucoup d’entre nous se sont tournés vers Narcotiques Anonymes parce que la drogue ne leur procurait plus l’effet escompté. La dépendance détruit notre amour-propre, l’estime de nous- mêmes, notre famille, les êtres qui nous sont chers et même notre goût de vivre. Si tu n’en es pas encore là, n’attends pas d’y être. L’expérience nous a appris que nous étions les artisans de notre propre malheur. Si tu veux de l’aide, tu peux la trouver dans la Fraternité de Narcotiques Anonymes.

« C’est en cherchant une solution que nous avons appelé à l’aide et découvert Narcotiques Anonymes. Nous sommes arrivés vaincus à notre première réunion N.A. et nous ne savions pas à quoi nous attendre. Après une ou plusieurs réunions, nous avons commencé à sentir que ces gens se souciaient de nous et étaient prêts à nous aider. Notre tête nous disait que nous n’y arriverions jamais, mais les membres de la Fraternité nous ont donné de l’espoir en nous assurant que nous pouvions nous rétablir. Nous nous sommes aperçus que, quoi que nous ayons vécu ou pensé dans le passé, d’autres avaient eu les mêmes expériences. Entourés d’autres dépendants, nous avons compris que nous n’étions plus seuls. Nos réunions sont un lieu de rétablissement. C’est notre vie qui est en jeu. Nous avons découvert que c’est en mettant le rétablissement en premier que le programme marche. Nous avons été confronté(e)s à trois constatations troublantes :

  1. Nous sommes impuissant(e)s devant la dépendance et notre vie est incontròlable.
  2. Bien que nous ne soyons pas responsables de notre maladie, nous sommes responsables de notre rétablissement.
  3. Nous ne pouvons plus reprocher aux gens, aux lieux et aux choses d’être responsables de notre dépendance. Nous devons faire face à nos problèmes et à nos émotions.

Le meilleur outil que nous possédons pour nous rétablir est le dépendant en rétablissement. »

Source

Ce texte est tiré de ce document PDF expliquant Narcotiques Anonymes.